Le retour du ROI Stephen ?

Stephen King écrivain roi de l’horreur et du fantastique inspire de nouveau les réalisateurs pour une toute nouvelle saga croisant la science fiction, western, fantasy, le tout mélangé à la vie de tous les jours où la fin du monde est en jeu. Le réalisateur Danois Nikolaj Arcel ira à l’essentiel, réduisant 5 tomes de la version papier en un film d’une heure et demi. Le combat ultime entre le bien et le mal commence, comptez sur le pistolero pour venir nous sauver…

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Nikolaj Arcel

Genre : Fantastique, Aventure, Western

Film Américain

Durée : 1h35 environ

 

la tour sombre affiche

L’histoire

 

Depuis plusieurs nuits, Jake, un petit garçon solitaire, rêve de l’entre-deux-mondes, royaume ancien où  s’y situe la tour sombre, édifice magique chargé de protéger une infinité de mondes. Peinant à convaincre ses parents qu’un danger plane au dessus de la planète Terre, ses recherches le conduisent  dans un vieux manoir où il y découvre une porte dimensionnelle.  Pénétrant dans un monde hostile peuplé de créatures menaçantes, Jake fera la connaissance de Roland, pistolero dont il a rêvé. Tous deux feront face à Walter, un homme en costume noir chargé de contraire Jake a se servir de son don pour détruire la tour sombre et ainsi, entrainer un chaos sans précédant  et la fin de tous les mondes…

 

 

Les personnages principaux

 

Jake Chambers (interprété par Tom Taylor) : Jeune garçon fragile depuis la mort de son père, il ne supporte pas son beau père qui, suite aux problèmes psychologiques de son beau fils, voudrait le voir déguerpir de la maison familiale au plus vite. Solitaire, peu d’amis à part son voisin, il ne peut que se confier à sa mère. Jake est par ailleurs troublé par ses rêves incessants où il découvre qu’un autre monde existe et où il s’y dresse la tour sombre. Jake ne rêve pas que de ce lieu, il rêve aussi de deux hommes mystérieux : Roland, un « pistolero », sorte de cow boy ayant juré de protéger la tour sombre, et un sorcier puissant ayant juré de la détruire. Tous deux semblent êtres connectés à l’entre-deux-mondes.  Au début de notre histoire, Jake n’aura pas conscience de ses pouvoirs. Parce que oui, ses rêves  qu’il dessine afin de mieux les comprendre ne sont pas le fruit du hasard.

 

Roland Deschain (interprété par Idris Elba) : Dernier survivant de l’ordre des pistoleros. Amer, froid, depuis que son père a été assassiné sous ses yeux par  Walter, Roland est guidé par la vengeance. Seulement, au fond de lui, il sait qu’il est autre chose. L’arrivée de Jake va remettre le pistolero sur le droit chemin. En découvrant l’importance du jeune garçon, Roland fera tout pour le protéger, retrouver son véritable objectif.

 

Walter alias L’homme en noir (interprété par Matthew McConaughey) : Froid, calculateur, ce sorcier puissant  aussi effrayant qu’invulnérable est machiavélique à l’extrême.  L’un de ses nombreux pouvoirs dont il prend plaisir à utiliser contre les hommes : le don de persuasion.  Vous faire passer d’un homme bon à un homme mauvais, voir de vous tuer en une seule phrase, il en est capable. Bien que l’on ait la sensation d’être face au diable en personne, qu’on l’imagine comme tel, Walter n’est qu’un homme possédant des pouvoirs mystiques. Il a un lien fort avec Roland. Ce sont deux adversaires se préparant à leur dernier combat (un peu comme deux boxeurs).

 

Les Ignobles : Reconnaissables à la cicatrice qu’ils ont autour de l’oreille, ses hybrides à la tête de rat (supplément puces) camouflée par de la peau humaine et se faisant passer pour des êtres humains (référence à la série V ?) ont pour but de trouver les enfants dotés du Shining, les enlever, les emmener au repère de Walter et s’en servir pour détruire la tour sombre. Hélas, les hybrides n’ont pas encore trouvé le seul enfant possédant un shining plus puissant.

 

Le saviez-vous ?

 

L’adaptation de La tour sombre est un projet remontant à 2007 lorsque Stephen King venda les droits de sa saga à J.J Abrams et Damon Lideolf (tous deux ont travaillé sur la série Lost). Face à la complexité du projet, les deux hommes se décourageront et abandonneront très vite l’idée de sortir ce film.  En 2015, surprise, les producteurs Ron Howard et Akiva Goldsman, persévérants, récupèrent l’œuvre, réussissent à convaincre les studios Sony que La tour sombre doit avoir sa place sur grand écran, changent le casting et commencent vite le tournage. Avant que la relecture de « Ca » revienne en Septembre, cette nouvelle œuvre inspirée des livres de Stephen King pourrait bien faire renaitre le célèbre écrivain au cinéma.

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La tour sombre lie toutes les œuvres de Stephen King entre elles.  Pour les fidèles lecteurs de l’écrivain, ce film est une véritable mine à références. On se rendra compte entre autre que le film a un lien avec l’Overlook Hotel du film Shining ainsi qu’un rapport avec le jeune Danny et son don surnaturel très puissant « le shining » (permettant de voir des évènements passés et futurs), un parc d’attraction délabré portant le nom du clown Pennywise (dans Ca, Il est revenu) et même Cujo, le Saint Bernard enragé issu du livre et du film du même nom. Amusez-vous, restez attentif tout le long du film pour trouver les autres clins d’œil aux œuvres de Stephen King. Pas obligé d’avoir lu les bouquins, avoir vu les films suffira.

 

La surprise que l’on n’avait pas vu venir

 

Surprise, voila encore ce qualificatif représentant un film qui, au départ, ne me disait pas grand-chose hormis son casting et le fait que ce soit une œuvre tirée d’une série de romans de Stephen King. Je pourrais même dire que j’avais des aprioris sur ce film. La bande annonce laissant penser à un énième substitue de Van Helsing. J’avais tord. Que les fans des livres de La tour sombre soient rassurés : bien que le film ne dure que 1h35, qu’on pense que tous les éléments de la série ont été directement jetés dedans, ce n’est qu’un premier film. Ce premier opus sert d’introduction à cet univers et ses personnages. On ne cherchera pas à caser tout le contenu de l’ensemble des tomes, cependant, beaucoup de libertés (à en juger par le retour des lecteurs), ça sonne un peu fouillis et bâclé alors qu’on nous montre plein de choses.

debut tour sombre jake mur dessins

La photographie, le travail sur les effets spéciaux (y a du ralentis mais du BON ralentis) et le maquillage , le choix des acteurs, la beauté de la musique (merci Junkie Xl), la cool attitude d’Idris Elba tellement classe jusqu’à sa manière de recharger ses revolvers, les scènes d’action fun ( ce combat final tellement jouissif bien que court), le design des monstres et autres antagonistes de l’histoire, l’humour placé judicieusement, le scénario et l’univers captivant, la variété des décors/cultures et costumes, les différents mélanges de genres, La tour sombre a beau avoir des défauts, a beau ne pas être parfait, ça respire le film à fort potentiel le rendant fascinant. Sans des personnages attachants (un plaisir de voir enfin sur grand écran Katheryn Winnick alias Lagertha dans Vikings) et le fait que cette fois, on choisisse de placer un enfant dans le rôle central, La tour sombre n’aurait peut être pas été si sympathique à regarder.

roland jake tour sombre dark tower

Autre point qui a fait que ce film a gagné mon cœur : le traitement de la relation entre Jake et Roland. Les fans de Last action hero ne pourront s’empêcher de voir quelques similitudes par rapport à la relation Jack Slater/Danny Madigan. C’est différent, il ne s’agit pas d’un enfant fan d’un personnage fictif. Pourtant, ses deux films ont bien plus en commun qu’ils n’y paraissent.

C’est l’un de mes grands regrets, La tour sombre manque de consistance au niveau personnages. Pas assez développés, on résume dans les grandes lignes leur histoire, on va à l’essentiel. Aller à l’essentiel, c’est bien l’élément perturbateur, une petite chose frustrante comme jamais que ressentira le spectateur en sortant de la salle. Le réalisateur veut tout vite expédier. En plus donc d’expédier le développement des personnages, il expédie aussi  la fin et l’enjeu principal de notre intrigue. Résultat, l’histoire est trop simple, mince, bien que l’on construise ici les bases d’un univers  immense et complexe. Imaginez toutes les possibilités à travers tous ses mondes?  Reste à savoir si le projet de série télévisée ou de suite au cinéma sera concrétisé dans les mois à venir. Auquel cas, si ce film vous a captivé,  que vous avez du mal à ouvrir un bouquin, il faudra prendre votre courage à deux mains et vous plonger dans la version papier.

 

« Je ne vise pas avec ma main ; celui qui vise avec sa main a oublié le visage de son père. Je vise avec mon œil.
Je ne tire pas avec ma main ; celui qui tire avec sa main a oublié le visage de son père. Je tire avec mon esprit.
Je ne tue pas avec mon arme ; celui qui tue avec son arme a oublié le visage de son père. Je tue avec mon cœur. »

 

Au final, grande surprise qu’est cette Tour sombre. Un héros enfant, un protecteur cool digne du gentil Terminator, un méchant charismatique et terrifiant, du fantastique, du western, du drame, de l’horreur, un univers apocalyptique côtoyant l’héroïque, combo parfait pour un film court certes mais ô combien passionnant de par son coté riche et complexe. Résultat : on trépigne d’impatience à l’idée de connaitre la suite.

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