Hellraiser Revelations: Pinhead, roi du lifting

hellraiser revelations afficheL’histoire

 

Nico et Steven, deux adolescents, fuguent de leur maison familiale et partent au Mexique. Filmant leur voyage, ils multiplient les fêtes alcoolisées et coucheries. Au cours de leur voyage, ils rencontrent un vagabond qui leur offre le cube puzzle (clé ouvrant la porte des enfers), en leur disant qu’en l’ouvrant, de plus grands plaisirs leur seront proposé. Mais un jour, les deux garçons disparaissent et les autorités Mexicaines retournent tous leurs biens à leur famille, y compris la caméra ayant enregistré les évènements.  A partir de là, les familles de Nico et Steven tenteront de remonter leur piste afin de les retrouver. Pendant ce temps, dans le monde des cénobites, Pinhead, attends…

 

Fiche technique

 

Réalisé par Victor Garcia

Genre : Épouvante, Horreur

Film Américain

Durée : 1h15 environ

Interdit aux moins de 16 ans

 

Casting

 

Avec Nick Eversman dans le rôle de Steven Craven

Steven Brand dans le rôle de Ross Craven

Tracey Fairaway dans le rôle d’Emma Craven

Fred Tatasciore dans le rôle de Faceless Steven

Jay Gillespie dans le rôle de Nico / Pseudo-Pinhead

Stephan Smith Collins dans le rôle de Pinhead

 

Ce voyage dans le monde des films Hellraiser aura été autant une souffrance que de plonger en vrai dans le monde des cénobites. Le calvaire s’achève, nous terminons enfin la saga avec ce neuvième et »dernier ? » épisode. Depuis l’épisode 5, la saga n’a eu de cesse de plonger encore plus bas dans le grand n’importe quoi, nous offrant des films bons en terme d’histoires mais terriblement mauvais du coté ambiance,  jeu d’acteurs et esthétisme. Vous pensiez qu’on ne pouvait pas faire pire que l’épisode précédent ? Détrompez-vous, avec celui-ci, on touche encore plus le fond. La franchise est morte et enterrée. Ce n’est pas pour rien qu’Hellraiser Révélations est autant détesté par Clive Barker, auteur des livres, réalisateur du premier film, scénariste du deuxième et producteur du troisième.

 

 

Besoin d’un lifting ? Appelez Pinhead et sa bande

 

Hellraiser Révélations a de grosses allures de remake. Petit retour très maladroit aux sources, on reprend le même type d’intrigue que le premier opus. Ici c’est Nico qui, ayant ouvert le cube puzzle se retrouve instantanément en compagnie des cénobites qui récupèrent son âme. ( Il faudra vraiment m’expliquer pourquoi chaque type qui ouvre le cube puzzle ne porte à chaque fois qu’un pantalon et s’assoit en tailleur autour de petites bougies dans une pièce digne d’un dojo). Le jeune homme parvient à s’échapper de leur monde et tente de récupérer toute sa chair arrachée en se servant sur de pauvres victimes (prostituées Mexicaine en tête).  Steven, son meilleur ami, l’aidera dans cette démarche. Un air de déjà vu ? Oui, il était arrivé la même chose au personnage de Franck, protagoniste du premier opus. Vous le savez maintenant, les cénobites détestent perdre des âmes. Demandez à Franck, il l’a apprit à ses dépends.  Passons la morale quelque peu douteuse de nos protagonistes qui nous donne juste une seule et unique envie : les voir périr très vite.

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Dans Hellraiser 9, ados arrogants et pourris gâtés en pleine rébellion oblige, des scènes de sexe et beuverie à tout va qui agacent plus qu’autre chose. Pour couronner le tout, vous aurez droit à un joli règlement de compte familial entre la famille de Nico et celle de Steven. Ça papote encore et encore. Digne des feux de l’amour version horrifique. Pendant ce temps, Pinhead attends…longtemps…TROP longtemps que quelqu’un ouvre le cube et puisse enfin s’amuser. Quant à nous, on se demande quand le supplice ce terminera.

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Pour être clair, il ne se passe rien, c’est mou au possible et même les flashbacks mettant en scène nos deux ados, mêmes les effets spéciaux corrects(un peu trop bleutés), même les réussis petits effets gore répugnants n’y changeront rien. Les querelles seront heureusement interrompues au bout d’une heure et 5minutes de films par l’arrivée des cénobites. Super il ne reste que 10minutes. A partir de là, il y en aura pour tout le monde avec l’utilisation de scalpel, chaines, couteaux. Au programme, arrachage de chair, lifting gratuit pour tous, le tout accompagné de pleurs et de hurlements. Bon appétit bien sûr !

 

Les cénobites embauchent

 

Dans cet opus, les cénobites, dont la douleur et le plaisir sont indivisibles, se trouvent en infériorité. Ils décident alors d’embaucher certaines âmes perdues. Contrairement aux autres petits malins qui avaient voulu ouvrir le cube pour gouter des plaisirs encore plus intense que le sexe et c’étaient retrouver à vivre pour l’éternité dans leur petit enfer personnel, Nico, lui, se verra obtenir un job à plein temps en tant que second de Pinhead. Notre nouveau cénobite ressemble à s’y méprendre au chef des cénobites mais dans sa version mini. Un peu comme mini moi dans Austin Powers. Il fallait oser. Après, tout, ce n’est pas comme si on  n’avait pas déjà souillé toute la saga Hellraiser en un seul film dans l’épisode Hellworld. A noter qu’on retrouvera avec grand plaisir le cénobite aux dents qui claquent. Ce personnage a visiblement subit un changement de sexe puisque c’est une femme. Ou bien les cénobites sont hermaphrodite. Qui sait ?

 

Pinhead, ce démon qui devenait guignolesque

 

Parce qu’il avait jugé le scénario de ce neuvième film trop mauvais, Doug Bradley, interprète de Pinhead, quitte la saga et cède sa place à un nouvel arrivant, Stephan Smith Collins. Résultat catastrophique. Le charisme d’une moule, un peu trop rondouillard, maquillage feignant, ce nouvel acteur essaye de copier la gestuelle de Bradley et ses mimiques mais ridiculise complètement son personnage. Coté costume, on croirait plus à un mauvais déguisement du chef des cénobites. Le plus comique dans l’histoire c’est que le personnage a un plus long temps de présence à l’écran que son prédécesseur. Allez comprendre quelque chose à ça. Bien sûr, on appréciera au moins une chose : le personnage à la tête cloutée garde toute cette poésie et cette passivité qui faisaient tout le charme du personnage. De bonnes répliques en perspectives, c’est déjà ça de gagné.

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Je vais l’appeler: Mini-Moi

Au final, les mauvaises choses ont-elles aussi une fin. Mauvais acteurs, scénario ridicule, filmé par un gosse qui a la tremblote, cadré par une personne atteinte de strabisme, nouveau Pinhead grotesque, il était temps d’arrêter le massacre…ou pas. Un dixième épisode devrait sortir l’année prochaine, difficile d’avoir bon espoir sur lui. Restera l’esthétisme des cénobites, ses quelques musiques horrifiques et cette fin cauchemardesque assez réussie. Pour le reste, à éviter sauf si vous aimez perdre votre temps ou si vous êtes du genre suicidaire. Avec tout ce malsain, ce démoniaque, ce sadisme et cette perversité, je sens que mon âme a été salement corrompue, il est grand temps pour moi d’aller voir un psy…

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